Je ne m’étais pas encore lancé dans le préambule de mon périple en Suède. Il n’est pas trop tard pour se lancer, commençons donc par le commencement.
Au tout début de cette aventure, il y a une opportunité. L’opportunité d’étudier à l’étranger, ce qui a tout de suite été stimulant et très incitant. Après trois années d’études, certes intéressantes mais parfois harassantes, partir loin de Paris est l’occasion d’élargir mon horizon et de fuir l’assuétude dans laquelle je m’étais installé. L’idée a suivi son petit bout de chemin, une fois la chicane administrative accomplie et l’hésitation entre potasser dans l’entreprise à la fenêtre et sillonner le Grand Nord, trépassée. Je me suis envolé (littéralement) vers la Suède.

La Suède ? Les idées que je pré-conçois sur les pays scandinaves telles que la nature, la modernité, le froid… combinées aux témoignages et à mes différentes lectures, m’ont amené à choisir cette destination. Le dépaysement ne m’a pas affolé (peut-être un peu au début), car j’étais avant tout complètement excité comme peut l’être un explorateur découvrant une terre inconnue.

J’ai donc sélectionné Östersund, une ville de Suède située dans le comté de Jämtland, pile au milieu de ce grand pays. L’université se nomme “Mid-Sweden”, et mes cours s’articuleront autour du marketing : comportement du consommateur (sur Internet), “Experience Economy” (dont le Storytelling), des matières qui m’ont apporté une fraîcheur de connaissances sur des phénomènes doxiques. A vrai dire, les cours terminés depuis une semaine et je suis entrain de bûcher sur un mémoire qui a pour thème “Personal brand”.

Pour le moment, je n’ai pas réussi à rendre mon séjour syncrétique à travers mon blog, comme je le voulais initialement. Bref, il me reste deux mois pour me reprendre et vous fournir non pas un vulgaire carnet de notes comme on peut le trouver partout sur la toile, mais une part de mon affectivité et de mon expérience. Je suis conscient que de temps en temps ce blog peut me servir de journal intime ou de recueil de mes états d’âmes, et peut-être un peu de carnet public affichant cartes postales et banalités pour prétendre bâtir mon image. Je ne veux magnifier et amplifier mon vécu de l’aventure. Partager cette aventure, y ajouter des remarques et y songer devrait pourtant permettre de dégager le charme parfois passé inaperçu de certains moments ou de certaines expériences. Ce n’est pas ça, être blogueur ?
Différentes lectures conseillées : Mes acolytes les bestiaux, mon vélocipède, prosélyte du sauna, entre neige et soleil, so fuckin’ nice, premier bilan, trip à Vemdalen, froid froid et préjugés, installation, presque installé, premier jour.
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