avr 8 2009

Mais qu’attend mon école de commerce ?

Ulrich

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HEC vient de lancer un coup de marteau dans l’eau en annonçant la gratuité totale et systématique pour tous les étudiants boursiers d’Etat. En tant qu’étudiant à EDC, une école qui a appliqué un modèle très proche de HEC Entrepreneur, et qui a à sa tête Florence de Finance, Directrice Générale d’EDC, et ancienne de HEC. J’espère que cette initiative sera poursuivie par d’autres écoles de commerce (dont la mienne), car elle encourage l’ascension sociale et la promotion de la diversité sociale.

Étant boursier d’Etat, je peux témoigner qu’il est très difficile, financièrement, d’effectuer plusieurs années d’études en école de commerce sans se ruiner (littéralement).


avr 6 2009

L’exorde de mon séjour en Suède

Ulrich

Je ne m’étais pas encore lancé dans le préambule de mon périple en Suède. Il n’est pas trop tard pour se lancer, commençons donc par le commencement.

Au tout début de cette aventure, il y a une opportunité. L’opportunité d’étudier à l’étranger, ce qui a tout de suite été stimulant et très incitant. Après trois années d’études, certes intéressantes mais parfois harassantes, partir loin de Paris est l’occasion d’élargir mon horizon et de fuir l’assuétude dans laquelle je m’étais installé. L’idée a suivi son petit bout de chemin,  une fois la chicane administrative accomplie et l’hésitation entre potasser dans l’entreprise à la fenêtre et sillonner le Grand Nord, trépassée. Je me suis envolé (littéralement) vers la Suède.

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La Suède ? Les idées que je pré-conçois sur les pays scandinaves telles que la nature, la modernité, le froid… combinées aux témoignages et à mes différentes lectures, m’ont amené à choisir cette destination. Le dépaysement ne m’a pas affolé (peut-être un peu au début), car j’étais avant tout complètement excité comme peut l’être un explorateur découvrant une terre inconnue.

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J’ai donc sélectionné Östersund, une ville de Suède située dans le comté de Jämtland, pile au milieu de ce grand pays. L’université se nomme “Mid-Sweden”, et mes cours s’articuleront autour du marketing : comportement du consommateur (sur Internet), “Experience Economy” (dont le Storytelling), des matières qui m’ont apporté une fraîcheur de connaissances sur des phénomènes doxiques. A vrai dire, les cours terminés depuis une semaine et je suis entrain de bûcher sur un mémoire qui a pour thème “Personal brand”.

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Pour le moment, je n’ai pas réussi à rendre mon séjour syncrétique à travers mon blog, comme je le voulais initialement. Bref, il me reste deux mois pour me reprendre et vous fournir non pas un vulgaire carnet de notes comme on peut le trouver partout sur la toile, mais une part de mon affectivité et de mon expérience. Je suis conscient que de temps en temps ce blog peut me servir de journal intime ou de recueil de mes états d’âmes, et peut-être un peu de carnet public affichant cartes postales et banalités pour prétendre bâtir mon image. Je ne veux magnifier et amplifier mon vécu de l’aventure. Partager cette aventure, y ajouter des remarques et y songer devrait pourtant permettre de dégager le charme parfois passé inaperçu de certains moments ou de certaines expériences. Ce n’est pas ça, être blogueur ?

Différentes lectures conseillées : Mes acolytes les bestiaux, mon vélocipède, prosélyte du saunaentre neige et soleil, so fuckin’ nice, premier bilan, trip à Vemdalen froid froid et préjugés, installation, presque installépremier jour.


avr 4 2009

Mes acolytes les bestiaux

Ulrich

Au voisinage de ma petite maison se trouve des pins où se cache une faune assez surprenante. Petit tour d’horizon de deux petits satyres que je croise quotidiennement.

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Le premier est l’écureuil, le petit quadrupède roux qui vit dans les arbres, ça tombe bien car d’une de mes deux fenêtres se trouve une forêt. Je peux voir cette petite bête très vive gesticulant de branche en branche, et du sol au sommet des cimes. Quelle énergie et quelle adresse !

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Le deuxième est la mésange. Celle-ci diffère d’au moins une chose, c’est qu’en comparaison à l’écureuil, ces petits volatiles sont assez farouches. Ces petites mésanges bleues, qui volettent avec force énergie elles aussi dans les parages sont souvent entrain de squatter les bords de ma fenêtre, sûrement parce que je leur mets à disposition une boule de nourriture pour oiseaux. Et elles ne sont pas du tout timides, à tel point que lorsque la boule est vide de miettes à picorer, elles viennent taper contre le carreau. Les grognasses.

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Bref, je ne vais pas oser comparer ces deux petits bestiaux si mignons, avec le gros biset qu’est le pigeon que l’on croise à Paris. C’est assez cocasse de vivre si proche de la nature, la prochaine fois je vous présenterai l’élan, roi de Suède, et peut-être si j’ai l’occasion d’en voir dans mes escapades dans le très Grand Nord : des loups et des ours.


avr 3 2009

Mon vélocipède, fidèle de mes transports !

Ulrich

La bicyclette dans ma vie d’étudiant en Erasmus, c’est un peu mon meilleur ami. Un ami qui souffre dans le Grand Nord. Tous les jours, c’est mon VTT qui m’accompagne dans mes escapades, pour aller faire des courses, et bien sûr aller à l’université. Depuis 3 mois, j’en ai vu des vélos dépérirent. Pour le moment, mon VTT fait parti du cortège des vainqueurs du grand hiver scandinave. Malgré les déboires techniques, allant de la vulgaire et non moins ennuyeuse crevaison au plus original et au moins typique gel du système de vitesse… ou pour terminer mon frein arrière qui a rendu l’âme (sans parler des anomalies des vitesses).

Mais je peux comprendre un tel comportement de sa part. En effet, le vélo sur glace, discipline non olympique mais bel et bien quotidienne pendant de longs mois, nécessite certainement beaucoup de maîtrise et de chance aussi ! Les aléas techniques seraient indéniablement liés aux aléas physiques qui veulent que de temps en temps, sur une plaque de glace ou une route enneigée, le prudent conducteur perde soudain tout contrôle de son véhicule pour se retrouver en un court instant lui même de tout son long à glisser sur le bitume ainsi recouvert.

Et maintenant, la fonte de la neige, qui a formé un véritable parcours du combattant intégrant boue, glace, neige, caillou, hiboux. Mais l’apprentissage de nouvelles sensations mérite bien que je ne prenne pas le bus (sans évoquer l’argument financier).

Bon pour terminer sur un ton scandinave, le vélo c’est un peu le moyen de transport privilégié par les suédois une fois le printemps qui montre son petit bout de nez, les chemins piétons sont aussi autorisés aux vélos, et il y a une multitude de routes exclusivement réservées aux vélos. Amis cyclistes, la Suède vous attend.


avr 3 2009

Prosélyte du sauna !

Ulrich

Après une pause - hivernale (la fin) - je reprends mes discutions régulières concernant mon séjour en Suède. Dans ce billet, j’évoque quelque chose de complètement nouveau pour moi : le sauna !

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Ce qu’il faut savoir, c’est que le sauna vient de Finlande, le pays voisin de la Suède, une pratique inventée il y a 2000 ans, mais qui est en essor depuis quelques temps en Scandinavie, en Europe et puis dans le monde entier. En Suède, l’usage du sauna est tout d’abord pour supporter le froid, pendant cet hiver il a facilement fait entre -10° et -20°C plusieurs semaines de suite.

Le sauna, en quoi ça consiste ? C’est un formidable outil pour entraîner le corps aux variations de température. Dans un sauna, on est vêtu simplement d’une serviette (on peut cacher son short de bain en dessous), dans une cabine le plus souvent en bois, avec une température de 50° à 80°C. On y reste assis de 10 à 30 minutes, puis on sort se baigner dans le l’eau froide, se jeter dans la neige (ou les batailles de boules de neige ;))… la chaleur intense stimule la circulation sanguine et accélère l’élimination des toxines. Le cœur se tonifie. Le stress et la tension nerveuse disparaissent naturellement. La chaleur provient le plus souvent d’une résistance électrique qui chauffe des pierres, mais on trouve encore des sauna qui fonctionnent au feu avec de l’eau et des braises.

Au début du séjour, j’avoue avoir été assez effrayé par cette température (je fuis la chaleur), mais le froid très intense m’a convaincu de tenter l’aventure. En très peu de temps, c’est devenu pour moi une habitude, et je dois dire que cette acclimatation fait parti de mes activités hebdomadaires, 3 à 4 fois par semaine je me rends au sauna où il y a de temps en temps des séances parfumées.

Je pense que maintenant, j’ai commencé à ressentir pas mal d’effets, certainement celle des hautes températures suivi par un jump dans la neige, passé de 75°C à -15°C est devenu une habitude (même si maintenant on est plus proche de 0°C).

Le sauna fait parti des choses qui vont me manquer certainement lors de mon retour en France. Mais il n’y a pas que ça, le jacuzzi (de loin la meilleure façon de se délasser en fin de journée) en extérieure entouré par la neige. Je vous passe les détails.